La tête à coiffer

têtes à coiffer

La tête à coiffer, ou tête d'apprentissage, est l'outil de base de la formation en coiffure. Elle permet de répéter un geste autant de fois que nécessaire, sans risque et sans modèle, c'est ce qui en fait un instrument irremplaçable.

Pour qui

Pour l'élève en formation, d'abord. Le CAP métiers de la coiffure et les certifications suivantes reposent largement sur la pratique répétée, et la possibilité de travailler chez soi entre les cours accélère considérablement la progression.

Pour le professionnel expérimenté ensuite, qui veut acquérir une technique nouvelle : une coupe structurée, un dégradé particulier, une technique de coloration ou de balayage se répètent sur tête avant d'être proposées en salon.

Et pour les enfants, sous une forme différente : les têtes à coiffer jouets, à implantation simple et cheveux synthétiques épais, servent le jeu et l'apprentissage des premiers gestes.

Les types de cheveux

C'est le critère principal, et il conditionne ce qu'on peut faire.

Les cheveux synthétiques, en fibres kanékalon ou équivalentes, coûtent peu, tiennent la forme et se peignent facilement. Ils ne supportent en revanche ni la coloration, ni la décoloration, ni la chaleur au-delà d'un seuil bas : un fer à lisser les fait fondre.

Les cheveux naturels acceptent tout : coupe, coloration, décoloration, permanente, lissage, appareils chauffants. Ils réagissent comme une vraie chevelure, ce qui est précisément le but. Ils coûtent nettement plus cher.

Les têtes mixtes, associant fibres synthétiques et cheveux naturels, offrent un compromis souvent retenu en formation : elles donnent un rendu très réaliste pour un budget intermédiaire.

L'implantation

Elle décide de la durée de vie de la tête. Une implantation cousue ou injectée profondément résiste à la traction du peigne et du brushing ; une implantation collée lâche rapidement.

La densité compte également : une tête peu fournie ne permet pas de travailler les épaisseurs ni les dégradés, et se dégarnit vite.

La longueur détermine les exercices possibles : une chevelure longue permet de couper plusieurs fois avant de devoir remplacer la tête, ce qui change le coût réel d'usage.

Deux détails techniques valent d'être vérifiés : la présence de racines et d'une implantation naturelle des contours (nuque, tempes, frange) sans lesquelles les exercices de finition n'ont pas de sens ; et la compatibilité avec un étau de fixation standard, indispensable pour travailler à deux mains.

Les têtes à barbe

Avec le développement du barbering, les têtes équipées d'une barbe et d'une moustache implantées permettent de travailler la taille, le contour au rasoir et les dégradés de barbe. Elles répondent à une demande professionnelle réelle et récente.

Choisir selon l'exercice

Pour la coupe seule, une tête à cheveux synthétiques de bonne densité suffit et coûte peu.

Pour la couleur, le balayage et les techniques chimiques, seuls les cheveux naturels conviennent, les fibres synthétiques n'absorbent pas le pigment.

Pour le brushing, le lissage et les mises en forme à chaud, cheveux naturels obligatoires également.

Pour la coiffure de cérémonie, les chignons et les tressages, une tête à cheveux longs et denses, synthétiques ou mixtes, fait parfaitement l'affaire.

Entretenir

Laver avec un shampooing doux, à l'eau tiède, en démêlant mèche par mèche du bas vers le haut. Ne jamais frotter le cuir chevelu artificiel, qui se déchire et libère l'implantation.

Un après-shampooing ou un démêlant limite les nœuds, particulièrement sur les fibres synthétiques qui s'emmêlent plus vite. Le séchage se fait à l'air libre, tête posée sur un support et non à plat.

Ranger la tête à l'abri de la poussière et de la lumière directe, cheveux peignés et attachés souplement. Une tête bien entretenue supporte plusieurs coupes successives ; une tête négligée devient inutilisable en quelques semaines.

Adresses utiles